Strasbourg : le Parlement européen adepte des contrats-cadres

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 Le Parlement européen lancera avant l’été la consultation pour son premier contrat- cadre d’entreprise générale à son siège de Strasbourg. Le marché concernera des travaux courants ou urgents. Les projets immobiliers d’envergure continueront à faire l’objet d’appels d’offres spécifiques. L’institution prolonge ainsi un mode opératoire original, qu’elle pratique déjà à Bruxelles avec le groupe Bouygues, et à Strasbourg au stade de la maîtrise d’œuvre. Au siège en effet, deux contrats-cadres de quatre ans maximum issus d’appels d’offres européens régissent d’une part la mission de bureau de contrôle et coordinateur SPS (titulaire : Bureau Veritas), d’autre part les «prestations architecturales et techniques ».

Ce second contrat est plus emblématique. À son titulaire qui est, depuis l’été 2014, le groupement alsacien AEA Architectes (mandataire) – SERUE Ingénierie (bureau d’études structures, fluides et électricité), il attribue une exclusivité de missions, en contrepartie du respect de plusieurs obligations : réalisation des études préliminaires (diagnostics, études de faisabilité, …), conseils dans les choix techniques et les relations avec les administrations françaises, assistance éventuelle dans la sélection des entreprises de travaux.

Une nécessaire proximité. « Souplesse et réactivité, ce sont les deux mots-clés. Nos marchés présentent une très grande diversité de taille (20 000 euros à 10 millions d’euros de travaux en ce moment) et de rythme d’avancement de leurs études. La programmation doit intégrer une semaine d’arrêt de chantier tous les mois pendant les sessions parlementaires. La charge de travail est très variable : certains projets (c’est le propre d’une institution politique) peuvent s’arrêter brusquement pour changer de contenu avant de repartir du jour au lendemain, comme ce fut le cas récemment pour l’entrée du bâtiment Winston Churchill » décrit Dimitri Tenezakis, chef de l’unité de Strasbourg de la direction des projets immobiliers, qui admet de défi imposé en termes de gestion des équipes. Proportionnelle au volume, donc sans forfait, la rémunération « se monte en moyenne à quelques centaines de milliers d’euros par an », précise-t-il.

 « Un tel fonctionnement nécessite une certaine taille d’agence, mais surtout une certaine présence physique sur place », observe René-Pierre Ortiz, cogérant d’AEA qui mobilise jusqu’à 10 personnes sur 45 pour le Parlement. Le postulat suppose, soit un important cabinet régional, soit un relais local à une signature extérieure. Il est confirmé part le premier contrat-cadre. L’espagnol Idom l’avait emporté seul en 2011, mais il avait renoncé deux ans plus tard, devant son impossibilité pratique à piloter à distance.

Les chantiers strasbourgeois du Parlement représentent une moyenne annuelle de 8 millions d’euros. Les principaux projets en cours concernent le nouveau centre de visiteurs « Parlamentarium » confié à l’alsacien CKD et les travaux de sécurisation des bâtiments. Quand à la restructuration lourde de l’immeuble Vaclav Havel (10 millions d’euros), Bouygues Nord-Est la terminera début 2017. ˜

LE MONITEUR N° 5871 / Christian Robischon

Le partenariat I.U.T. Robert SCHUMAN – SERUE Ingénierie : ensemble, nous formons aujourd’hui les talents de demain.

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Thierry Schmitt, en tant que Directeur Général (à gauche sur la photo), vient de ratifier l’accord de partenariat qui lie SERUE Ingénierie et l’IUT Robert SCHUMAN à Strasbourg.

Acteur majeur sur le marché de l’ingénierie dans l’Est de la France, SERUE Ingénierie se devait de participer activement à son niveau à la formation des futurs techniciens en génie civil.

Aussi, un partenariat avec l’Institut Universitaire Robert Schuman qui prépare au DUT de génie civil en 2 ou 3 ans et qui jouit d’une excellente réputation dans le milieu, nous a semblé des plus pertinent.

 Ce partenariat recouvre plusieurs volets :  

  • Participer financièrement au développement de cette filière avec le versement d’une partie de la taxe d’apprentissage et éventuellement sous forme de don.
  • Fournir une aide documentaire et participer aux projets tuteurés du 3ème semestre.
  • Proposer des stages aux étudiants dans la mesure des places à pourvoir.
  • Participer à la formation, quand notre présence et notre expérience du terrain peuvent être utiles et ceci tout au long de l’année, jusqu’à la présentation des projets de fin d’étude,
  • Promouvoir la formation et les meilleurs éléments auprès des acteurs du marché.

À travers les nombreux et beaux projets qui nous ont été confiés par les maîtres d’ouvrages publics ou privés, l’ensemble de nos collaborateurs ont accumulé au fil des expériences et des années une véritable culture dans l’art de construire. Il nous a semblé normal de restituer aux futurs techniciens en génie civil une partie de cette expérience et de ce savoir-faire.

Nous formons aujourd’hui, les talents de demain.

Crédit photo : DR 

Tram 3 Bâle – Saint Louis : une équipe de maîtrise d’œuvre soudée

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Avec la première soudure, en présence des élus des villes de Bâle, de Saint Louis et du Président de la Communauté d’Agglomération des Trois Frontières ainsi que de nombreuses personnalités, un nouveau chapitre du Projet Tram 3, qui doit relier Saint Louis à Bâle, vient de s’ouvrir.

Le projet porte sur l’extension de la ligne 3 du tram bâlois sur le territoire français : 3,3 km de ligne nouvelle dont 2,8 côté français, entre Bourgfelden et la gare SNCF ; cinq nouvelles stations dont quatre en France ; un budget de 45 millions d’euros.

Ce projet d’extension est vraiment emblématique à plus d’un titre :

  • Chose rare, il concerne deux pays et deux villes de part et d’autre de la frontière, mais proches culturellement et économiquement.
  • Un partenariat inédit, franco-suisse pour le groupement de maîtrise d’œuvre qui est la clé de voûte technique du projet.
  • Deux cultures du tramway, même si le projet s’inscrit dans le prolongement de l’existant bâlois avec son cahier des charges.
  • Enfin du point de vue de la réalisation, un challenge permanent avec plus de 30 chantiers concomitants. Les interventions des diverses entreprises doivent donc être minutieusement planifiées pour permettre de respecter le planning général de l’opération.

Vu la complexité du projet, sa densité (un petit tronçon, mais beaucoup de contraintes), le nombre d’interlocuteurs du côté des maîtres d’ouvrages avec leurs différences culturelles et de l’autre, les intervenants sur les chantiers eux aussi issus d’horizons très différents, ce chantier cumule les difficultés, c’est un vrai challenge au quotidien.

Aussi, la réussite de ce chantier repose en grande partie sur l’équipe de maître d’œuvre, binationale, où chacun a su faire abstraction de son origine, de sa culture au sens large, pour ne faire qu’un.

C‘est une équipe de maîtrise d‘œuvre solidaire, extrêmement soudée qui va mener à bien ce projet hors normes.

Amarré dans le port du Rhin à Strasbourg, le nouveau viaduc de la Citadelle telle une star peut admirer son reflet dans les eaux du bassin Vauban.

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La construction du nouveau pont de la Citadelle qui enjambe le bassin Vauban s’inscrit dans le cadre du projet d’extension de la ligne de tramway D vers la ville voisine de KEHL en Allemagne, dont la mise en service est prévue pour mai 2017.

L’ouvrage d’art est long de 163 mètres, avec un tablier à 8 mètres au dessus de l’eau autorisant la navigation des paquebots rhénans et autres porte-conteneurs à grands gabarits. Peu pentu, il est conçu pour accueillir deux voies de tramway, des cyclistes et des piétons mais pas de voiture.

Il a été construit par EIFFAGE CONSTRUCTION MÉTALLIQUE et GTM HALLÉ. EGIS JMI a assuré la conception de l’ouvrage, SERUE Ingénierie la maîtrise d’oeuvre de suivi des travaux.

Le lancement s’est opéré en 2 phases : le tablier a été assemblé sur la berge Ouest. Chaque nouveau tronçon du tablier poussant le précédent jusqu’au franchissement du bassin.

Une fois le tablier stabilisé, quatre vérins d’une puissance de 200 tonnes chacun ont hissé la partie centrale de l’arc de 80 m de long et d’un poids de 500 tonnes à plus de 45 mètres au dessus de l’eau.
Les voussoirs décentrés ont été assemblés en amont et en aval pour assurer la continuité du galbe. La partie centrale faisant office de clef de voûte. La pose des haubans confèrera l’identité définitive à l’ouvrage.

La star « amarrée » sur les bords du bassin Vauban prend le soleil, avec sa silhouette longiligne, sa grande voile diaphane de vaisseau futuriste, ferait presque oublier les 2400 tonnes d’acier qui auront été nécessaires à sa construction.

Le projet Campus Vert de Strasbourg voit fleurir en son sein une remarquable prouesse architecturale : la bibliothèque « le Studium » et la Maison de l’Étudiant.

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Cette magnifique « fleur blanche » de verre, de métal et de béton est l’œuvre de l’architecte Jean-Pierre LOTT en partenariat avec SERUE Ingénierie qui viennent de se voir attribués la construction de la nouvelle bibliothèque baptisée « Studium » et la Maison de l’Étudiant.

Cette performance architecturale et d’ingénierie sur 7 niveaux va prendre place sur le boulevard de la Victoire à Strasbourg, à la place l’actuelle bibliothèque Blaise Pascale qui sera démolie.

Ce bâtiment a été pensé pour être une nouvelle « porte ouverte » sur le campus, véhiculer une image forte de l’institution dès le boulevard, être séduisant, accueillant, offrir un outil pédagogique moderne et enfin être un lien architectural entre les différents styles de bâtiments qui composent le campus sans chercher à les concurrencer.

Ici, place à lumière naturelle mais une lumière filtrée, canalisée pour ne pas perturber le lecteur ou détériorer les milliers d’ouvrages mis à disposition.

Les contraintes architecturales doivent se faire discrètes pour laisser place à l’esprit, la curiosité, le désir de savoir… Aussi, rien ne doit heurter le regard, tout n’est que lignes fluides, mezzanine, coursives… donnant sur un vaste patio lumineux à plus 30 mètres sous plafond.

Ce superbe projet, extrêmement motivant pour toutes les équipes mises à contribution, sera un véritable challenge, une très belle façon de cultiver l’Art de construire.

Lauréate du prix EDF – ES : Cécilia Minne étudiante Ingénieur INSA, ne manque pas d’air… C’est le moins que l’on puisse dire !

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Dans le cadre de sa formation d’Ingénieur INSA, Cécilia Minne a réalisé son Projet de Fin d’Etudes (PFE) chez SERUE Ingénierie au département « fluides » sous la houlette d’Eric Firer.

Ce projet consistait en « la détermination du renouvellement d’air neuf hygiénique selon le taux de CO2 souhaité pour les locaux des bâtiments tertiaires », dans différents types de locaux et selon le taux d’occupation. Cécilia a mis en évidence le décalage entre les règles de construction, une réglementation récente relative aux performances thermiques et un taux de renouvellement d’air imposé par une réglementation datant de 1980, trop faible !

Ce prix dont nous sommes très fiers chez SERUE, récompense une étudiante brillante qui a parfaitement su s’intégrer dans notre entreprise et un Projet de Fin d’Etudes d’un haut niveau de qualité, mené de main de maître.

Il nous encourage à accueillir des jeunes et poursuivre cette mission de formation que nous nous sommes imposée. Cette cure de « jouvence » nous oblige à nous remettre en cause, nous donne une ouverture sur les connaissances actuelles et à intégrer de nouvelles idées pour garder un haut niveau d’expertise. 

Notre slogan : « Nous formons aujourd’hui les talents de demain », Cécilia Minne fait la démonstration que ce ne sont pas des paroles en l’air.

C’est « Venise » pour MOSTRA : le groupement vient de se voir confier la réalisation du BHNS de Thionville !

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Ce groupement, piloté par SERUE Ingénierie, regroupe 4 entités spécialistes dans leur domaine de compétence, a su démontrer sa cohérence et apporter des solutions originales pour répondre au cahier des charges de TCSP du SMITU de Thionville – Fensch.

Situé à mi chemin entre la frontière luxembourgeoise et Metz, ce projet ambitieux concerne un bassin de plus de 180.000 habitants sur 35 communes qui se voient confrontés à une augmentation croissante du trafic automobile sur leur secteur.

L’objectif était de proposer une alternative à la voiture avec la mise en œuvre d’un réseau de BHNS sur 2 lignes structurantes, sur les axes Nord Sud – Est Ouest, respectivement de 17 et 12 km, devant s’interconnecter au centre-ville de Thionville.

Ce réseau sera « mixte » et se déploiera en partie en site propre pour certains tronçons, d’autres s’inscriront dans le réseau routier existant, moyennant des aménagements. Le projet prévoit la création de nombreuses stations tout au long du parcours, la remise en état deux ouvrages d’art et la requalification de certains espaces publics. La première mise en service est prévue pour 2017.

Pour SERUE Ingénierie et nos partenaires, c’est un beau projet sur lequel nous pourrons mettre en oeuvre tous nos savoir-faire. Et ce n’est pas du cinéma !