Cap vers le XXIème siècle pour la vénérable bibliothèque des Dominicains à Colmar (68)

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En partenariat avec le cabinet d’architectes Manciulescu et le Cabinet Ameller & Dubois, SERUE INGENIERIE qui assurera une maîtrise d’œuvre complète, vient de se voir attribuer la rénovation et la restructuration de la vénérable bibliothèque des Dominicains à Colmar (68).

Ce lieu magnifique, chargé d’histoire mais méconnu, abrite plus de 420 000 documents, dont 1 200 manuscrits et 2 300 incunables, est le plus grand fonds après la Bibliothèque nationale de France à Paris, se devait d’avoir un écrin à la hauteur du contenu.

Le projet vise à mettre en valeur ces collections de grande valeur autant que le patrimoine architectural qui les abrite.

Cela comprend la rénovation et la restructuration du bâtiment qui date du XVe siècle, réhabilité au XVIIe siècle et revenir aux dispositions anciennes.

 La nouvelle bibliothèque va se doter de trois outils:

  • une partie exposition au rez-de-chaussée où le public pourra appréhender toute la richesse de la bibliothèque et l’histoire à travers des documents de toutes natures et d’horizons divers,
  • une partie réservée aux chercheurs au 1er étage, qui pourront consulter sur place de très nombreux ouvrages anciens,
  • la création d’un bâtiment annexe pour stocker, dans de bonnes conditions, les dizaines de milliers d’ouvrages. Annexe qui sera reliée au bâtiment principal par deux galeries : l’une aérienne et l’autre en sous-sol.

Le public pourra déambuler dans le cloître qui deviendra un jardin médiéval avec des essences anciennes, un lieu propice à l’étude et à la méditation.

Source : DNA 30 juin 2016 / Valérie Freund
Illustration : cabinet d’architectes Ameller & Dubois

Groupe scolaire Valdoie (90) : un bel exemple d’équipement collectif polyvalent en milieu rural.

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Face à l’attrait des « lumières de la grande ville »,  les communes rurales doivent faire preuve d’audace et d’imagination pour garder leurs habitants, voire attirer de jeunes couples avec leurs enfants.

C’est l’objectif du groupe scolaire polyvalent VALDOIE que vient de gagner le cabinet TAND’M architecte en partenariat avec SERUE INGENIERIE qui assurera une mission complète de maîtrise d’œuvre sur ce projet.

Ce nouveau bâtiment, contigu à l’école maternelle existante, doit accueillir :

  • 10 classes du CP au CM2, actuellement sur 2 autres sites,
  • une cuisine assurant un service de restauration scolaire demi-pension,
  • un Accueil de Loisirs Sans Hébergement (ALSH)

 Ce dernier point comprenant lui-même :

  • sa propre partie administrative (bureaux, salle de réunion),
  • une grande salle polyvalente,
  • un dojo pour la pratique des arts martiaux,
  • des salles « ateliers » pour la pratique des travaux manuels,
  • toutes les commodités annexes (sanitaires, vestiaires, etc),
  • des espaces de rangement.

Pour la municipalité, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une démarche de développement durable. D’ailleurs le cahier des charges met l’accent sur la qualité de la construction qui doit répondre à tous les critères d’un bâtiment moderne accueillant du public : la qualité des matériaux, de l’éclairage, du chauffage, de l’entretien et la maintenance des installations.

Mais la priorité étant sans conteste le confort et la sécurité des enfants dans l’école et ses abords immédiats.

De part sa taille, cet investissement impacte durablement la commune de Valdoie. Un des éléments clés du succès de ce projet architectural extrêmement séduisant a été la maîtrise parfaite des coûts de fonctionnement à moyen et long terme (électricité, chauffage, entretien, …).

Illustration : cabinet TAND’M architecte

 

Piscine de plein air d’Obernai (67) : un équipement d’excellence !

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De gros problèmes d’étanchéité du bassin en béton, construit il y a plus de 60 ans, ont eu raison de l’ancienne piscine d’Obernai en l’état.

Après 2 ans d’études et 18 mois de travaux, les élus viennent d’inaugurer la nouvelle piscine qui se veut aujourd’hui plus ludique que sportive. En partenariat avec le cabinet d’architectes Meyzaud et Architectes, SERUE ingénierie a assuré sur ce projet une mission complète de maîtrise d’œuvre, à la fois en études et en suivi des travaux.

Le projet architectural du bâtiment vestiaire a été de garder l’esprit de l’ancien établissement fondé en 1948, en mettant en valeur les façades de grès des Vosges et conserver les banquettes en granit atour du bassin comme à son origine, tout en apportant confort et bien être aux futurs utilisateurs.

L’espace extérieur a été pensé de telle sorte que la vue soit totalement dégagée sur le nouveau plan d’eau, donnant à l’ensemble une impression de liberté. Aussi, pour éviter l’usage des clôtures inesthétiques, des fossés végétalisés ont été aménagés pour séparer les différentes zones.

Le cœur de l’équipement est sans conteste le nouveau bassin en inox installé sur l’emplacement de l’ancien, certes plus court mais répondant mieux aux nouvelles attentes des utilisateurs. Sa profondeur varie de 0,8 m à 1,7 m ce qui permet de mieux répartir les baigneurs selon leur pratique.

 Si l’investissement est nettement plus important qu’un bassin traditionnel en béton, les études réalisées par SERUE Ingénierie ont démontré qu’il est largement rentabilisé grâce à des coûts moindres d’entretien et de maintenance sur le long terme.

L’autre atout majeur est la performance énergétique des équipements, comme l’installation de cette couverture thermique immergée qui est dépliée chaque soir permettant ainsi un gain énergétique de 55 %. L’eau chaude est produite par la chaufferie de l’école de l’Altau et délivrée à température constante. Sans parler de la récupération des eaux de pluie de la toiture qui servent à l’arrosage des courts de tennis juste à côté.

Tous ces atouts, extrêmement séduisants, en font un « équipement d’excellence » dont la capacité d’accueil ou F.M.I. (Fréquentation Maximale Instantanée) est de 900 personnes simultanément. L’objectif étant de compléter l’offre du complexe aquatique existant L’O et d’attirer plus de 50 000 visiteurs sur les 3 mois d’ouverture annuelle.

Source : DNA du 26 juin 2016 / Célia Garcia-Montero
Photo : DNA

Crédit photo : DNA

Le partenariat I.U.T. Robert SCHUMAN – SERUE Ingénierie : ensemble, nous formons aujourd’hui les talents de demain.

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Thierry Schmitt, en tant que Directeur Général (à gauche sur la photo), vient de ratifier l’accord de partenariat qui lie SERUE Ingénierie et l’IUT Robert SCHUMAN à Strasbourg.

Acteur majeur sur le marché de l’ingénierie dans l’Est de la France, SERUE Ingénierie se devait de participer activement à son niveau à la formation des futurs techniciens en génie civil.

Aussi, un partenariat avec l’Institut Universitaire Robert Schuman qui prépare au DUT de génie civil en 2 ou 3 ans et qui jouit d’une excellente réputation dans le milieu, nous a semblé des plus pertinent.

 Ce partenariat recouvre plusieurs volets :  

  • Participer financièrement au développement de cette filière avec le versement d’une partie de la taxe d’apprentissage et éventuellement sous forme de don.
  • Fournir une aide documentaire et participer aux projets tuteurés du 3ème semestre.
  • Proposer des stages aux étudiants dans la mesure des places à pourvoir.
  • Participer à la formation, quand notre présence et notre expérience du terrain peuvent être utiles et ceci tout au long de l’année, jusqu’à la présentation des projets de fin d’étude,
  • Promouvoir la formation et les meilleurs éléments auprès des acteurs du marché.

À travers les nombreux et beaux projets qui nous ont été confiés par les maîtres d’ouvrages publics ou privés, l’ensemble de nos collaborateurs ont accumulé au fil des expériences et des années une véritable culture dans l’art de construire. Il nous a semblé normal de restituer aux futurs techniciens en génie civil une partie de cette expérience et de ce savoir-faire.

Nous formons aujourd’hui, les talents de demain.

Crédit photo : DR 

Strasbourg : le Parlement européen adepte des contrats-cadres

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 Le Parlement européen lancera avant l’été la consultation pour son premier contrat- cadre d’entreprise générale à son siège de Strasbourg. Le marché concernera des travaux courants ou urgents. Les projets immobiliers d’envergure continueront à faire l’objet d’appels d’offres spécifiques. L’institution prolonge ainsi un mode opératoire original, qu’elle pratique déjà à Bruxelles avec le groupe Bouygues, et à Strasbourg au stade de la maîtrise d’œuvre. Au siège en effet, deux contrats-cadres de quatre ans maximum issus d’appels d’offres européens régissent d’une part la mission de bureau de contrôle et coordinateur SPS (titulaire : Bureau Veritas), d’autre part les «prestations architecturales et techniques ».

Ce second contrat est plus emblématique. À son titulaire qui est, depuis l’été 2014, le groupement alsacien AEA Architectes (mandataire) – SERUE Ingénierie (bureau d’études structures, fluides et électricité), il attribue une exclusivité de missions, en contrepartie du respect de plusieurs obligations : réalisation des études préliminaires (diagnostics, études de faisabilité, …), conseils dans les choix techniques et les relations avec les administrations françaises, assistance éventuelle dans la sélection des entreprises de travaux.

Une nécessaire proximité. « Souplesse et réactivité, ce sont les deux mots-clés. Nos marchés présentent une très grande diversité de taille (20 000 euros à 10 millions d’euros de travaux en ce moment) et de rythme d’avancement de leurs études. La programmation doit intégrer une semaine d’arrêt de chantier tous les mois pendant les sessions parlementaires. La charge de travail est très variable : certains projets (c’est le propre d’une institution politique) peuvent s’arrêter brusquement pour changer de contenu avant de repartir du jour au lendemain, comme ce fut le cas récemment pour l’entrée du bâtiment Winston Churchill » décrit Dimitri Tenezakis, chef de l’unité de Strasbourg de la direction des projets immobiliers, qui admet de défi imposé en termes de gestion des équipes. Proportionnelle au volume, donc sans forfait, la rémunération « se monte en moyenne à quelques centaines de milliers d’euros par an », précise-t-il.

 « Un tel fonctionnement nécessite une certaine taille d’agence, mais surtout une certaine présence physique sur place », observe René-Pierre Ortiz, cogérant d’AEA qui mobilise jusqu’à 10 personnes sur 45 pour le Parlement. Le postulat suppose, soit un important cabinet régional, soit un relais local à une signature extérieure. Il est confirmé part le premier contrat-cadre. L’espagnol Idom l’avait emporté seul en 2011, mais il avait renoncé deux ans plus tard, devant son impossibilité pratique à piloter à distance.

Les chantiers strasbourgeois du Parlement représentent une moyenne annuelle de 8 millions d’euros. Les principaux projets en cours concernent le nouveau centre de visiteurs « Parlamentarium » confié à l’alsacien CKD et les travaux de sécurisation des bâtiments. Quand à la restructuration lourde de l’immeuble Vaclav Havel (10 millions d’euros), Bouygues Nord-Est la terminera début 2017. ˜

LE MONITEUR N° 5871 / Christian Robischon

Tram 3 Bâle – Saint Louis : une équipe de maîtrise d’œuvre soudée

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Avec la première soudure, en présence des élus des villes de Bâle, de Saint Louis et du Président de la Communauté d’Agglomération des Trois Frontières ainsi que de nombreuses personnalités, un nouveau chapitre du Projet Tram 3, qui doit relier Saint Louis à Bâle, vient de s’ouvrir.

Le projet porte sur l’extension de la ligne 3 du tram bâlois sur le territoire français : 3,3 km de ligne nouvelle dont 2,8 côté français, entre Bourgfelden et la gare SNCF ; cinq nouvelles stations dont quatre en France ; un budget de 45 millions d’euros.

Ce projet d’extension est vraiment emblématique à plus d’un titre :

  • Chose rare, il concerne deux pays et deux villes de part et d’autre de la frontière, mais proches culturellement et économiquement.
  • Un partenariat inédit, franco-suisse pour le groupement de maîtrise d’œuvre qui est la clé de voûte technique du projet.
  • Deux cultures du tramway, même si le projet s’inscrit dans le prolongement de l’existant bâlois avec son cahier des charges.
  • Enfin du point de vue de la réalisation, un challenge permanent avec plus de 30 chantiers concomitants. Les interventions des diverses entreprises doivent donc être minutieusement planifiées pour permettre de respecter le planning général de l’opération.

Vu la complexité du projet, sa densité (un petit tronçon, mais beaucoup de contraintes), le nombre d’interlocuteurs du côté des maîtres d’ouvrages avec leurs différences culturelles et de l’autre, les intervenants sur les chantiers eux aussi issus d’horizons très différents, ce chantier cumule les difficultés, c’est un vrai challenge au quotidien.

Aussi, la réussite de ce chantier repose en grande partie sur l’équipe de maître d’œuvre, binationale, où chacun a su faire abstraction de son origine, de sa culture au sens large, pour ne faire qu’un.

C‘est une équipe de maîtrise d‘œuvre solidaire, extrêmement soudée qui va mener à bien ce projet hors normes.

Amarré dans le port du Rhin à Strasbourg, le nouveau viaduc de la Citadelle telle une star peut admirer son reflet dans les eaux du bassin Vauban.

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La construction du nouveau pont de la Citadelle qui enjambe le bassin Vauban s’inscrit dans le cadre du projet d’extension de la ligne de tramway D vers la ville voisine de KEHL en Allemagne, dont la mise en service est prévue pour mai 2017.

L’ouvrage d’art est long de 163 mètres, avec un tablier à 8 mètres au dessus de l’eau autorisant la navigation des paquebots rhénans et autres porte-conteneurs à grands gabarits. Peu pentu, il est conçu pour accueillir deux voies de tramway, des cyclistes et des piétons mais pas de voiture.

Il a été construit par EIFFAGE CONSTRUCTION MÉTALLIQUE et GTM HALLÉ. EGIS JMI a assuré la conception de l’ouvrage, SERUE Ingénierie la maîtrise d’oeuvre de suivi des travaux.

Le lancement s’est opéré en 2 phases : le tablier a été assemblé sur la berge Ouest. Chaque nouveau tronçon du tablier poussant le précédent jusqu’au franchissement du bassin.

Une fois le tablier stabilisé, quatre vérins d’une puissance de 200 tonnes chacun ont hissé la partie centrale de l’arc de 80 m de long et d’un poids de 500 tonnes à plus de 45 mètres au dessus de l’eau.
Les voussoirs décentrés ont été assemblés en amont et en aval pour assurer la continuité du galbe. La partie centrale faisant office de clef de voûte. La pose des haubans confèrera l’identité définitive à l’ouvrage.

La star « amarrée » sur les bords du bassin Vauban prend le soleil, avec sa silhouette longiligne, sa grande voile diaphane de vaisseau futuriste, ferait presque oublier les 2400 tonnes d’acier qui auront été nécessaires à sa construction.